Mgr Rey : « Relire 25 ans d’épiscopat pour éclairer l’avenir de l’Église »

Publié le 27 Nov 2025
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© Maxime Cussac

Près d’un an après sa démission du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey publie Mes choix, mes combats, ce que je crois. Il y revient sur les raisons de sa démission, son regard sur le pontificat du pape Léon XIV, les défis identitaires qui traversent les jeunes générations et la place de la tradition dans l’Église. Sans diocèse mais non sans mission, il confie poursuivre un ministère dense, entre accompagnement spirituel, prédications et initiatives missionnaires.

 

| Près d’un an après votre démission du diocèse de Fréjus-Toulon, pourquoi avoir voulu écrire ce livre ? Est-ce une manière de vous expliquer vis-à-vis de Rome, des évêques de France et des fidèles laïcs ?

Il s’agit pour moi d’un ouvrage de relecture et de synthèse de mes 25 ans d’épiscopat. Je pose un regard sur l’Église, ses défis, son avenir, à partir de mon parcours ministériel et au travers des fruits, des difficultés rencontrées, et des leçons pastorales enseignées par tous les événements traversés.   

| Vous revenez dans ce livre sur l’épisode douloureux de votre démission. Que savez-vous aujourd’hui des raisons qui ont poussé le pape François à vous la demander ? Le cardinal Prévost était à l’époque préfet du Dicastère des Évêques, quel rôle a-t-il eu dans cette affaire et quelles ont été vos relations ?

Ma démission relève d’un appel du pape François qui m’a été transmis par le cardinal Prévost. Après la visite apostolique faite par Mgr Hérouard et Mgr Mercier, fin 2023, le Pape m’avait instamment demandé de rester en poste, et de ne pas démissionner. Sa position a changé, puisqu’un an après il a exprimé le désir que je puisse présenter ma démission. Après avoir reçu la demande du Pape, j’ai eu l’occasion de rencontrer le cardinal Prévost pour en parler avec lui. Lors de notre échange, il a repris les griefs que l’on m’avait déjà exposés auparavant : manque de discernement et de collégialité dans l’accueil et l’accompagnement des groupes, des clercs et séminaristes, hospitalité jugée problématique par rapport au monde « tradi », gestion économique et financière défaillante. Sur tous ces points, j’ai pu apporter des réponses factuelles et des rapports d’expertises, en lien avec les personnes qui m’avaient entouré et accompagné dans les décisions prises. 

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© Maxime Cussac

| Ce cardinal étant devenu le pape Léon XIV, vos relations ont-elles évolué ? Quel est votre regard…

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Marguerite Aubry

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