> Initiatives chrétiennes
Parties de l’intuition que les paroisses avaient besoin d’un souffle de jeunesse, deux étudiantes ont lancé il y a une décennie des missions d’un an en milieu rural. Puis l’initiative a été prolongée avec des week-ends organisés tout au long de l’année dans le même but.
Entretien avec Laetitia Perret, ancienne missionnaire, chargée de communication à la Mission Isidore.
| En 2017, deux jeunes filles ont rendu service à deux paroisses, dans les diocèses de Moulins et de Clermont-Ferrand. C’est à partir de cette initiative qu’elles ont créé la Mission Isidore. Comment cela s’est-il passé ?
Isabelle Pélissié du Rausas et Dauphine Piganeau étaient étudiantes à Paris. Toutes deux souhaitaient donner de leur temps pour dynamiser une paroisse de campagne. Elles ont donc décidé de mettre entre parenthèses leurs études pendant un an. À la fin de cette année, monseigneur Percerou, alors évêque de Moulins, les encouragea à développer cette idée. Isabelle et Dauphine ont donc créé la Mission Isidore, à partir du nom du saint patron de l’association. Saint Isidore, paysan du XIIᵉ siècle, est le protecteur des agriculteurs et, par extension, du monde rural.
| Récemment, des missionnaires se sont retrouvés au cours d’un week-end. C’était aussi l’occasion de présenter la Mission Isidore à ceux qui le désiraient. Comment fonctionne votre association ?
Notre but est de soutenir des paroisses rurales qui pourraient avoir besoin d’aide. Chaque année, plusieurs bénévoles sont envoyés dans différents lieux, et sont mis au service d’une communauté. À l’origine, à la lumière de l’initiative d’Isabelle et de Dauphine, chaque mission s’étend sur un an. Les bénévoles s’engagent à arrêter leurs études ou leur travail afin de donner tout leur temps à une paroisse. Celle-ci est chargée de leur procurer un logement et de quoi vivre. Les missionnaires accompagnent l’équipe d’animation paroissiale dans ses différentes activités. Ils sont là pour soutenir, mais aussi pour proposer de nouvelles idées. Parfois, ce sont des familles qui décident de s’engager dans la mission. Dans ce cas-là, la mission demande qu’une personne du couple travaille à mi-temps, pour subvenir à une partie de leurs besoins. L’association n’envoie ses bénévoles qu’aux paroisses qui le demandent. Cela demande un vrai engagement de la part du curé et de l’équipe paroissiale, car les missionnaires doivent être soutenus dans leur service. Cette année, deux paroisses bénéficient de l’aide de…







