Notre-Dame de Fontgombault rend grâces à Dieu pour ses 75 ans

Publié le 09 Sep 2023
Abbaye ND de Fontgombault - 75 ans

Ce samedi 9 septembre, Fontgombault organise un journée d’action de grâces pour le 75e anniversaire de la renaissance de la vie bénédictine sur les bords de la Creuse. L’abbaye est fille de Solesmes et mère de quatre autres fondations : la vie et les jeunes vocations ne manquent pas, malgré un mode de vie hermétique à notre époque. Entretien avec dom Jean Pateau, Père Abbé de Notre-Dame de Fontgombault.   L’abbaye Notre-Dame de Fontgombault a été fondée au XIe siècle, quel événement ce 75e anniversaire marque-t-il ?   Bien des vicissitudes ont émaillé l’histoire du monastère, fondé par Pierre de l’Étoile en 1091, avant qu’un essaim nombreux venu de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, au cours de l’été 1948, ne rallume le flambeau de la vie monastique interrompue depuis presque cinquante ans. Les soixante-quinze années écoulées depuis cet événement représentent peu de choses dans cette longue histoire, mais elles sont pour nous l’occasion de rendre grâces, et de nous remettre entre les mains de Dieu et de sa Providence.     Quelles ont été les grandes étapes de la vie de votre communauté depuis 1948 ?    La première étape fut en 1953 l’autonomie du jeune prieuré, dont le titre abbatial était désormais relevé. Dom Cozien, abbé de Saint-Pierre de Solesmes, nomma comme premier abbé celui qu’il avait placé à la tête du groupe des fondateurs, dom Édouard Roux. Celui-ci eut à cœur de faire vivre dans cette maison dédiée à Notre-Dame l’héritage reçu de dom Delatte, troisième abbé de Solesmes. Il put accueillir des vocations prometteuses et enraciner solidement sa communauté avant d’être rappelé à Dieu le 19 mars 1962.   L’élection de son successeur, dom Jean Roy, marquait le début d’une nouvelle période coïncidant avec le concile Vatican II et les années agitées qui suivirent. Il fallait discerner le chemin pour être fidèle à l’héritage monastique reçu, tout en demeurant un fils très obéissant de l’Église. Cette double fidélité n’alla pas sans épreuves, ni sans bénédictions : quand le Père abbé, épuisé, fut à Rome, en 1977, brutalement rappelé à Dieu, les vocations s’étaient pressées en si grand nombre qu’il avait dû agrandir les bâtiments, puis entreprendre la fondation de Notre-Dame de Randol, en Auvergne.   Avec l’abbatiat de dom Antoine Forgeot, son successeur, l’histoire de l’abbaye a été rythmée par les fondations : Notre-Dame de Triors dans la…

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Maitena Urbistondoy

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