Pas un Français !

Publié le 21 Oct 2010

C’est le constat généralisé de la presse française dans son ensemble, du Figaro à Golias. Le Pape Benoît XVI ne créera pas de cardinaux français lors du prochain consistoire qui aura lieu le 20 novembre.

Faut-il s’en réjouir ou s’en offusquer ? Les raisons de cette absence n’appartiennent qu’au Pape. Reste que l’état de l’Église de France, et surtout sa lenteur à entrer dans le mouvement de renaissance lancé par Benoît XVI, n’invite certainement pas à l’honorer. Certains évêques, pourtant, travaillent en profondeur, avec un sens missionnaire évident, plantant les graines pour que d’autres récoltent plus tard les fruits. Mais, dans l’ensemble, il faut convenir que nous sommes tous encore englués dans les problématiques des années soixante-dix dont nous ne sortons décidément pas.

L’absence de Français dans la liste de nouveaux cardinaux ne doit cependant pas nous interdire de nous réjouir. L’une des réussites du catholicisme est bien d’arriver à dépasser la tension entre l’universel et le particulier, vieille question métaphysique s’il en est, en n’écrasant ni l’un ni l’autre au seul profit de l’une de nos inspirations. Comme catholiques français nous communions à l’Église universelle et nous ne pouvons que saluer (et féliciter) certains des nouveaux cardinaux.

Je pense notamment à Mgr Raymond Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique et à Mgr Albert Malcom Ranjith, archevêque de Colombo (Sri-Lanka) que nous avons rencontrés à Rome et qui nous ont souvent encouragé. Hommes de conviction, ils appliquent à Rome ou dans leur diocèse les grands axes définis par Benoît XVI. Ils n’hésitent pas à se confronter au monde. Ils ne s’enlisent pas dans des combats d’arrière-garde, mais avancent avec l’assurance de ceux qui sont conduits par le Christ. Leur détermination est connue, voire légendaire. De tels hommes sont l’honneur de l’Église qui démontre une fois encore qu’elle ne se réduit pas aux frontières de sa Fille aînée. Puisse celle-ci s’en inspirer.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLéon XIV

La sagesse de Léon XIV

L’Essentiel de Thibaud Collin | Devant un large éventail de participants, au Stade de France, à Notre-Dame de Paris à Lourdes ou à Metz, Léon XIV a su rappeler, pendant son voyage en France, avec sérénité et profondeur, les fondamentaux d'une civilisation chrétienne. Une véritable thérapie spirituelle pour une nation dont l'avenir est à vue humaine bien sombre.

+

Léon XIV france voyage sagesse sage
À la uneÉgliseMagistère

Les splendeurs de Marie corédemptrice

Deux livres sont parus récemment en France portant sur la question, théologiquement débattue, de Marie comme corédemptrice. En soulignant l'intérêt de ces ouvrages, l'abbé Claude Barthe indique aussi fortement la convenance qu'il y a à donner ce titre à la Vierge Marie.

+

marie corédemptrice
ÉgliseMagistère

Un colloque international sur la Vierge Marie

Entretien | Les 7 et 8 octobre prochains se déroulera à Rome un colloque international sur la Vierge Marie dans le dogme et le culte. Ouverte à tous, cette rencontre sera honorée par les interventions des cardinaux Müller et Burke. L’une des organisatrices, Virginia Coda Nunziante, précise ici les buts et le sens de cet événement.

+

colloque vierge marie
ÉgliseÉglise de FranceLéon XIV

Léon XIV en France : Un voyage résolument catholique

Spécial venue du Pape en France | Le succès du voyage apostolique de Léon XIV apparaît comme une divine surprise dans un pays ou le catholicisme semble condamné à disparaître et où l'épiscopat est encore à la remorque du progressisme. Le ton résolument spirituel du Souverain Pontife a conquis les foules et son courage moral face aux politiques mérite d'être souligné malgré l'omission de certains sujets.

+

Léon XIV pape