« Il faut sauver les biens des congrégations religieuses »

Publié le 12 Jan 2026
biens nationaux congrégation

L'abbaye Saint-Benoît de Quinçay a été vendue pendant la Révolution. La salle du dortoir a servi un temps de salle des fêtes. (Sébastien Thébault, CC BY-SA 3.0)

> Initiatives Chrétiennes
Face au risque croissant de voir monastères et couvents entrer dans le domaine marchand, une nouvelle association, le « Conservatoire des Biens des Congrégations », entend proposer une alternative au déclassement patrimonial. Entretien avec Guillaume d’Alançon, directeur du développement.

 

| Dans un temps où l’État et l’Église se préoccupent de l’avenir des bâtiments religieux, vous avez décidé de fonder, l’été dernier, le « Conservatoire des Biens des Congrégations ». Pourquoi ?

La création du Conservatoire vient d’une inquiétude : la peur qu’une partie importante de nos monastères et de nos couvents tombent un jour dans le domaine marchand, faute de vocations et de moyens. D’ici dix ans, 300 d’entre eux pourraient être vendus. Face à cette urgence, nous avons souhaité proposer une alternative. D’autres organismes existent déjà pour défendre notre patrimoine religieux. Cependant, nous avons souhaité nous mobiliser d’une nouvelle manière, avec des méthodes et des acteurs différents.  Durant trois ans, nous nous sommes ouverts de ce projet à de nombreuses congrégations tout en écoutant l’avis de professionnels. Avec leur soutien, et en s’appuyant sur des communautés très anciennes, nous avons finalement décidé de créer en juillet dernier le « Conservatoire des Biens des Congrégations ».  

| Quelle est la spécificité de votre association ?

Les bâtiments ecclésiaux ont souvent connu des sécularisations au cours de notre histoire. Pendant la Révolution notamment, de nombreux couvents et abbayes ont été confisqués aux congrégations et sont devenus des biens nationaux. Cependant de nombreuses familles avaient racheté ces biens d’Église, et les avaient rendus gratuitement aux communautés, lorsque les temps étaient meilleurs.  Aujourd’hui, beaucoup de monuments religieux sont menacés de vente ou de destruction, et les familles catholiques ne peuvent plus racheter ces bâtiments. Nous proposons donc d’unir nos forces, autour d’une association, pour sauver ces lieux et les conserver au sein de l’Église, dans l’attente du retour des vocations auquel nous croyons.


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| Sur votre site Internet, vous indiquez vous engager pour « préserver, animer et transmettre ces lieux porteurs de vocations et de mémoire au sein de l’Église ». Quelles actions proposez-vous ?

Notre association a pour objectif d’aider les congrégations…

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Aymeric Rabany

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