Sentinelles de l’invisible

Publié le 02 Déc 2009
Au quotidien n° 247 : état de droit et refondation politique L'Homme Nouveau

C’est une ancienne vérité qui ne cesse de se vérifier en nos temps de publicité : le bien ne fait pas de bruit. Mais il est là, bien présent, même si les projecteurs ne sont habituellement pas projetés sur lui. Invisible souvent aux yeux qui ne voient pas et aux oreilles qui n’entendent pas, il n’en reste pas moins bien réel et efficace.

Du bien, il s’en fait justement en l’Institut Saint-Joseph de Draguignan. Peut-être n’avez-vous jamais entendu parler de cet établissement scolaire confié aux dominicaines du Saint-Esprit ? Dans l’esprit profondément romain reçu de leur fondateur, le chanoine Berto, ces disciples de saint Dominique se consacrent avec un dévouement exemplaire à l’éducation des jeunes filles. Elles sont exigeantes, mais sans raideur ; traditionnelles, mais sans nostalgie ; féminines, mais sans revendications féministes ; spirituelles, mais les pieds bien sur terre. Leur souci ? Former des adultes véritablement libres. C’est-à-dire capables de choisir le vrai et le bien.

Utopie ? Ces filles de saint Thomas n’en cultivent aucune, attachées à un exact rapport au réel. Celui-ci se rappelle aujourd’hui à elles, sous les vêtements du succès. De plus en plus de familles font appel à l’Institut Saint-Joseph pour l’éducation de leurs filles. À leur tour, les dominicaines, qui ont besoin d’agrandir et de rénover, espèrent notre aide. J’ai donc fait le pari et le rêve qu’en cette période de l’Avent le matérialisme ne serait pas le seul triomphant et que les lecteurs de L’Homme Nouveau aideront les dominicaines de Draguignan, véritables sentinelles de l’invisible.

Ce contenu pourrait vous intéresser

A la uneSociété

Crise agricole, les raisons de la colère (1/3)

Dossier « Agriculteurs, un monde en détresse » 1/3 | Dans cet entretien, Yann de Kérimel dresse le tableau sombre d’une agriculture profondément détraquée, entre le mauvais rôle des institutions censées représenter le secteur, les exigences absurdes et contradictoires de l’Union européenne et des choix de consommation déraisonnables.

+

crise agricole
A la uneSociétéLectures

Juan Branco ou la préparation du coup d’État

L’avocat Juan Branco monopolise l’actualité entre ses prises de position radicales et ses mésaventures dignes d’un « people » : affaire de mœurs, démêlés judiciaires, rivalité entre lui et le nouveau Premier ministre, Gabriel Attal. Un traitement médiatique de ce type mérite sans doute qu’on s’attarde sur le personnage. À 34 ans, Branco possède un parcours étonnant. Son dernier livre, Coup d’État, manuel insurrectionnel, paru en 2023, apporte un éclairage intéressant sur sa pensée.

+

juan branco
SociétéDoctrine socialeLettre Reconstruire

L’Église face au nazisme et au fascisme (II)

Lettre n°33 de Reconstruire - Parmi les tentations totalitaires, le fascisme vient historiquement avant le nazisme et n’a pas exactement connu les mêmes dérives odieuses. Pour autant, il s’insère bien dans une conception non chrétienne de l’homme et de l’État, qui doit tout à la modernité. Cette synthèse du professeur argentin Carlos Sacheri (1933-1974) est extraite de son livre (non publié en français) El Orden natural (1975).

+

fascisme mussolini
Société

Le Rocher, une antidote à la fracture sociale

Initiative chrétienne | Les émeutes violentes de l’été dernier ont tiré une fois de plus la sonnette d’alarme sur l’état de certains quartiers en France. Association qui se consacre à tisser des liens avec les habitants des « banlieues », Le Rocher fait vivre des familles, des étudiants ou des retraités à leur contact. Pierre Thomas, responsable d’Antennes à Roubaix (Nord), explique les objectifs de l’association. 

+

le rocher banlieue cité