Vincent Lambert et le système de liquidation humaine

Publié le 12 Juil 2019
Vincent Lambert et le système de liquidation humaine L'Homme Nouveau

Vincent Lambert est mort.

La décision d’arrêter l’hydratation et l’alimentation à l’encontre d’un homme, qui n’était ni en fin de vie, ni souffrant, résulte d’une décision de la plus haute juridiction civile, saisie par le ministre des solidarités et de la santé. La mise à mort d’un innocent a donc été voulue et légitimée par le droit positif français à l’initiative des plus hautes institutions publiques. 

Comme l’observe très justement Jean-Marie Le Méné, dans un Valeurs actuelles, « faire respecter la vie des personnes fragiles devient une exception au droit de les faire mourir qui devient la règle ». Le président de la Fondation Lejeune voit juste :

« Pour l’Etat, tuer Vincent Lambert était un devoir ». Ce titre nous rappelle la formule lapidaire de Rousseau, selon lequel « la vie est un don conditionnel de l’Etat ».

Dans le contexte actuel, on perçoit mieux le sens profond des directives anticipées : Il ne s’agit pas de dire si l’on veut mourir, mais de dire si l’on veut vivre pour échapper au sort commun, celui de la liquidation. Pour échapper à ce sortfuneste, il faut le faire savoir. Les circonstances de la mort de Vincent Lambert confirme une hypothèse qui prend jour après jour plus de corps : Nous vivons dans un système de liquidation humaine, dont le nombre de victimes innocentes s’accroit année après année. Ce système mortifère, légal et institutionnalisé, a sans cesse besoin de nouvelles victimes. C’est sa raison d’être et la source à peine voilée de la légitimité politique.

Ce contenu pourrait vous intéresser

SociétéArt et Patrimoine

Le sens de la pente

Carte blanche à Marie Piloquet | Le Beau n’advient pas seul. Il lui faut, pour le faire éclore, une tension certaine, le choix de la persévérance, le goût de l’ascèse et la transmission. Le chemin n’est pas lisse et la pente a un sens.

+

musique classique pente Ephata
Société

Les menaces de LFI : Insoumission, désobéissance civile et révolution

L’Essentiel de Joël Hautebert | Les appels à la désobéissance civile et à la violence se multiplient avec l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Une logique révolutionnaire qui invoque le chaos et la destruction comme armes et comme unique horizon de l'action politique face à la victoire annoncée de Marine Le Pen. Un danger pour la paix civile et des moyens illégitimes qui ne peuvent servir la loi supérieure dont nous nous réclamons.

+

Mélenchon désobéissance civile
SociétéLectures

L’islam des Lumières existe-t-il ?

Dans son dernier ouvrage paru, L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman (VIIe-XXIe siècle), Olivier Hanne brosse un vaste panorama de l'islam, en montrant que comme religion et comme civilisation il recouvre des courants de pensée nombreux et variés. Mais sa démonstration quand à la possibilité d'un islam libéral semble échouer devant l'Histoire.

+

islam des lumières coran
SociétéBioéthique

La GPA éthique : quand l’adjectif remplace la question

C’est logique ! de François-Marie Portes | En jouant avec les mots, on peut en venir à occulter leur sens réel et leurs conséquences. En s'appuyant sur une distinction des circonstances, on nous propose une GPA « éthique », oubliant que dissocier la maternité de la gestation est contre nature, divisant ce qui était uni.

+

gpa éthique