150 ans de Pellevoisin (1/4) : Notre-Dame, une « Mère toute Miséricordieuse »

Publié le 27 Mai 2026
Pellevoisin

© Sanctuaire de Pellevoisin

DOSSIER n° 1856 : « Jubilé de Pellevoisin : 150 ans de dévotion discrète »
Dans ses quinze apparitions à Pellevoisin au cours de l’année 1876, la Vierge Marie est venue offrir la miséricorde de Dieu à qui en fait la demande, en répondant à la prière d’Estelle Faguette de la guérir. Un message que l’Eglise a reconnu et auquel elle invite à répondre avec confiance, notamment par le port du scapulaire du Sacré Cœur.

  1.Photograph of Estelle Faguette pellevoisin Entre le 14 février 1876 et le 8 décembre de la même année, Estelle Faguette eut quinze apparitions de la Vierge Marie. Âgée de 32 ans au début des événements, elle était servante au château de Poiriers, près du village de Pellevoisin, dans l’Indre, et avait ses parents à charge. Elle avait dû renoncer à devenir religieuse à cause de son état de santé qui ne cessait de s’aggraver, notamment par une péritonite tuberculeuse. Au début du mois de février 1876, les médecins, impuissants à la guérir, considéraient sa fin comme imminente.

Une lettre de supplique

Plusieurs mois auparavant, Estelle s’était confiée à l’intercession de la Vierge en lui écrivant une lettre qu’elle avait placée dans une réplique de la grotte de Lourdes, édifiée dans le parc du château. Elle demandait :

« Accordez-moi, de votre divin Fils, la santé de mon pauvre corps pour sa gloire. Regardez donc la douleur de mes parents; vous savez qu’ils n’ont que moi pour ressources. Ne pourrai-je pas achever l’œuvre que j’ai commencée ? Si vous ne pouvez, à cause de mes péchés, obtenir une entière guérison, vous pourrez du moins m’obtenir un peu de force pour gagner ma vie et celle de mes parents […]. J’ai confiance en vous ma bonne Mère; si vous voulez, votre Fils peut me guérir. »

grotte avec pelerins pellevoisin

Réplique de la grotte de Lourdes, où Estelle glissa sa lettre. © Sanctuaire de Pellevoisin

Dans la nuit du 14 au 15 février, alors qu’elle était alitée, elle vit soudain le diable puis, presque aussitôt, la Vierge qui le chassa. Elle dit à Estelle qu’elle souffrirait « encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de son Fils » puis qu’elle serait guérie. On perçoit bien le double sens de cette parole : Estelle sera guérie après une expiation physique de ses fautes…

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Yves Chiron

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