L’action politique (1/5) | Insurrections, oppositions, manifestations : échec des droites

Publié le 09 Sep 2025
action politique Insurrections, oppositions, manifestations : échec des droites

Les émeutes du 6 février 1934 sur la place de la Concorde.

> DOSSIER « Réflexions sur l’action politique »
Les combats menés par la droite, de la Révolution à nos jours, sont marqués par l’échec. La réaction, le courage et la colère ne garantissent pas le succès et ne remplacent pas un projet politique appuyé sur des organisations solides ayant un but commun.

  Jean Madiran écrit : « Nous vivons dans une société systématiquement hostile à tout ce que nous faisons, à tout ce que nous voulons, à tout ce que nous aimons » (Itinéraires n° 278, p.10). Le courage, les bonnes intentions et la force de l’engagement de la droite catholique n’ont pas démérité dans la tentative de changer le cours des événements. Même si certains héritages sont aujourd’hui contestés par souci d’image, il demeure que le militantisme conservateur a revêtu plusieurs formes.  

Révoltes vendéennes et chouanneries (1793-1800)

À la suite de la Révolution, les régions de l’Ouest de la France et la Vendée se soulèvent contre la République, en réaction aux persécutions religieuses et aux conscriptions. La révolte est spontanée, la défense des droits de Dieu et de l’Église étant le premier motif. Elle regroupe paysans, nobles locaux et membres du clergé. Le but recherché n’est cependant pas clair et l’action menée prend d’abord un caractère défensif et d’urgence face à la tyrannie révolutionnaire. L’idée du rétablissement de la monarchie au niveau de l’État ne prendra jamais la forme d’un plan d’action bien défini.

Chouans action politique

Les chouans se soulevèrent pour défendre les droits de Dieu et de l’Église.

La bravoure alliée à la foi et les hauts faits d’armes ne suffisent pas à la réussite du projet. Les événements des guerres de Vendée ressemblent davantage à un conflit séparatiste qu’à une entreprise de reconquête politique. Résultats estimés : la mort d’environ 200 000 personnes dont 170 000 Vendéens et 30 000 membres des forces de répression. La République n’aura pas chancelé. Plusieurs mouvements échouèrent à modifier le cours de la Révolution. L’insurrection royaliste du 5 octobre 1795 contre le Directoire, menée à Paris, fut durement réprimée par Napoléon Bonaparte. De 1796 à 1797, le camp monarchiste tente divers soulèvements et constitue des réseaux conspirateurs pour restaurer la royauté, sans succès. L’action reste souvent localisée, comme à Lyon, et se limite à des émeutes réprimées par la force. L’Empire vient y mettre un terme. Sous la Restauration…

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Thomas Lassernat

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