DOSSIER n° 1855 : « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? »
Le genre est une étape de plus dans la (dé)marche révolutionnaire. En mettant en regard cette idéologie avec les autres tentatives socio-historiques du matérialisme dialectique, la volonté de déconstruction systémique et de lutte perpétuelle se révèle dans toute son ampleur.
Le terme « métagénisme » a été forgé pour désigner un développement historique du matérialisme dialectique. On peut jalonner arbitrairement l’évolution de cette doctrine avec trois moments historiques. Marx a développé une critique des structures économiques qui aurait démontré les rapports de domination de classe. Lénine a dénoncé l’impérialisme comme idéologie de la domination du capitalisme sur les nations moins développées économiquement par les nations industrielles. Les féministes matérialistes ont appelé patriarcat la prétendue domination des hommes blancs sur les femmes et sur les minorités raciales et sexuelles. Après avoir incité les pauvres à lutter contre les riches et les nations contre les nations, dans sa dernière mise à jour, le matérialisme dialectique a convaincu de nombreuses personnes que le genre sexuel était une construction sociale et un instrument d’oppression. Non content d’appeler sans cesse à la lutte contre le mâle dominant, il justifie la mutilation de l’être humain en son intimité corporelle. Sans nier la biologie (la distinction sexuée donnée à la naissance), ses partisans l’ont proclamée de peu d’importance. Et surtout, ils ont voulu blâmer la société patriarcale pour l’oppression qu’elle exerçait sur les personnes aux genres alternatifs, d’où la mise en valeur des identités sexuelles transversales en attente d’une reconnaissance sociale. Cette attente justifie non plus seulement l’égalité des droits mais aussi la déconstruction des modèles associés à l’oppression, en particulier la famille où père et mère tiennent des rôles spécifiques. Parmi toutes les personnes « trans », certaines ont recours à la chirurgie et aux traitements hormonaux pour contredire les dynamiques natives de leur sexuation. Les promoteurs des droits « trans » demandent non seulement à la société d’admettre la légitimité de la mutilation mais exigent que les frais médicaux engendrés par de telles opérations soient pris en charge par la santé publique. Les personnes affirmant n’être pas nées dans le bon corps demandent implicitement à la collectivité d’admettre la présence d’une certaine malice dans ce corps, malice qu’il s’agit d’exorciser. On devrait accepter ces interventions médicales comme des correctifs d’une erreur initiale. Ainsi, être né garçon ou fille serait similaire à…







