Fin de la Conférence de Lambeth : la crise demeure et va s’aggraver
En 1998, au dernier jour de la précédente Conférence de Lambeth, les participants avaient été éblouis par un magnifique feu d’artifice qui avait illuminé, à la nuit tombante, le ciel au-dessus de la cathédrale de Cantorbéry. Cette année, pour sa quatorzième édition, c’est une pluie torrentielle qui s’est abattue sur le campus de l’Université du Kent où se déroulait, le 3 août, la dernière journée de cette assemblée décennale de la Communion anglicane qui n’a rien réglé de ses contradictions et qui s’enfonce dans un schisme “au ralenti”.
Les conclusions de cette conférence sont « absolument vaines et entièrement nulles », pour reprendre, avec une triste ironie, l’expression même qu’utilisa Léon XIII pour qualifier les ordinations anglicanes dans Apostolicæ Curæ en 1896. « Futilité » pour certains participants, « perte de temps » pour beaucoup d’autres et frustration pour tous – y compris pour nos confrères journalistes, traités par-dessus la jambe. Et à quel prix ! Le coût de cette réunion s’élève à quelque 5 millions de £ (6,3 millions d’euros) dont 2 restent à réunir…
Le meilleur résumé de l’inanité ce cette Conférence qui réunissait moins des trois-quarts des évêques de la Communion anglicane – lesquels ne représentaient même pas la moitié des fidèles anglicans –, tient en deux citations du Dr Rowan Williams, primat de la Communion, extraites de son allocution d’ouverture et de son allocution de clôture.
Le 20 juillet, il déclarait : « Nous savons tous que nous nous trouvons au cœur d’un des défis les plus graves qu’ait dû affronter la famille anglicane au cours de son histoire ».
Le 3 août, il concluait : « Au cours de ces jours que nous avons passés ensemble, nous n’avons pas surmonté nos problèmes ni réinventés nos structures : cela prendra encore du temps ».
Du temps ! Toute...








