L’exposition : Silla, l’Or et le Sacré. Trésors royaux de Corée, 57 av. JC – 935

Publié le 26 Juin 2026
Corée or expo
Le musée Guimet, musée national des arts asiatiques, accueille une exposition sur les trésors royaux de Corée entre 57 av. JC et 935 : « Silla, l’Or et le Sacré ». Jusqu’au 31 août 2026.

 

L’année 2026 fête le 140ᵉ anniversaire des relations entre la France et la Corée du Sud. À cette occasion, le musée Guimet présente pour la première fois en Europe une exposition sur le royaume du Silla, avec la collaboration exceptionnelle du musée national de Gyeongiu.

Ouvrant avec la légende de la création de ce royaume qui dura près de 1 000 ans, le parcours se poursuit avec la présentation de documents écrits : Samguk sagi, Mémoires historiques des Trois Royaumes, compilés au XII siècle puis copiés à différentes époques, dont un volume se trouve au Collège de France. C’est grâce à ces documents écrits et aux fouilles archéologiques que cette civilisation est connue.

De superbes récipients en terre cuite, en forme d’oiseaux, très expressifs, trouvés dans des tombes accompagnaient peut-être l’esprit des morts au-delà du ciel… Des armes en fer forgé et leurs moules ont aussi été découverts. Elles témoignent du rôle central du fer qui conduit au développement des échanges avec d’autres territoires dans la péninsule mais aussi avec la Chine et le Japon.

Dans les tombeaux royaux, des trésors de toute beauté ont été découverts ainsi l’époustouflante couronne en or et jade, datant du Vᵉ siècle, trouvée dans les tumulus de Gyeongju. Composée d’un bandeau surmonté de montants imitant des branches d’arbres, elle porte de délicats pendants en or et en jade en forme de virgule… Dans cette vitrine, une superbe ceinture toujours dans ce métal précieux, réalisée avec une grande finesse, est aussi donnée à contempler.

De la vaisselle en métaux précieux ou en terre cuite, des bijoux, montrent les qualités plastiques des artisans tandis qu’une splendide dague et de belles verreries témoignent des échanges avec les pays lointains (Iran et jusqu’au monde romain).

Les rites funéraires évoluent, des urnes funéraires apparaissent. Le bouddhisme se répand. D’importants temples sont construits recevant de belles statues. Pour conclure, un espace rappelle par des photographies projetées l’importance de la grotte de Seokguram, joyau de l’architecture du bouddhisme, construite du VIIIᵉ siècle.

Une vraie découverte !

 


capture decran 2026 05 20 a 14.57.12 corée

20 mai 2026 – 31 août 2026

Musée Guimet, musée national des arts asiatiques
6 place d’Iéna,
75016 Paris

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h.
Fermé le mardi.

 

Photo : Boucles d’oreille. Corée du Sud, Gyeongju, Bomun-ri, Tombe de Bubuchong, Vsiècle, or, 8,7 × 3,8 cm, Séoul, musée national de Corée, Bongwan 6255 © Musée national de Gyeongju.

 

>> à lire également : L’exposition : Visages d’artistes. De Courbet à Annette Messager

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneTribune libre

Après les affaires Lyhanna et Bruel, remonter aux causes

Tribune libre du chanoine d’Abbadie d’Arrast | La multiplication des affaires de pédophilie ou de viols a provoqué nombre d’analyses diverses. Certains prétendent que cela a toujours existé mais qu’il aura fallu le courage de notre époque pour regarder la réalité en face ; d’autres se défaussent sur le fonctionnement des forces de l’ordre et de l’autorité judiciaire pour fustiger leurs manques tant de lucidité que de célérité et préconisent des solutions techniques.

+

l’affaire Lyhanna
À la uneCultureLectures

Boîte à livres (3/4) : Les grands livres sont des pédagogues du Paradis

DOSSIER n° 1858 « La boîte aux livres de votre été » | En quelques années, les boîtes à livres se sont répandues dans nos villes, et même parfois jusqu’aux plus reculés de nos villages. Empruntant à ce concept, L’Homme Nouveau s’offre le luxe de constituer sa propre boîte à livres pour l’été. Nous vous offrons dans les articles suivants des conseils avisés pour un feu d’artifice littéraire.

+

boite à livres Romain Debluë