L’exposition : Leonora Carrington

Publié le 20 Mar 2026
Leonora Carrington

Las tentaciones de San Antonio, 1945, © 2026 Estate of Leonora Carrington / ADAGP

Le musée du Luxembourg propose une rétrospective de l’œuvre de Leonora Carrington (1917- 2011), peintre surréaliste d’origine anglaise, ayant vécu en France et au Mexique. Du 18 février 2026 au 19 juillet 2026.

 

L’œuvre surréaliste de Leonora Carrington (1917- 2011), est à l’honneur au musée du Luxembourg de Paris.

Cette artiste, enfant précoce – ses dessins qui ouvrent l’exposition en témoignent – n’avait jamais eu d’exposition personnelle de cette ampleur en France. Très jeune, une imagination débordante la pousse à écrire et surtout à dessiner des personnages étonnants issus du monde des contes : « Sisters of the Moon, Blue Beard » Sœurs de la Lune, Barbe-bleue (1933). À tout juste 15 ans, elle montre une dextérité plastique remarquable. D’un trait sûr et dans des compositions bien ordonnées, elle réalise aussi des animaux fantastiques dans des paysages ordinaires.

Issue d’une famille très aisée d’Angleterre, son père anglais est industriel. Elle reçoit des influences des récits celtiques évoqués par sa mère irlandaise. Alice aux pays des merveilles et d’autres fictions la marquent durablement. Un séjour à Florence lui révèle la peinture italienne dont elle intégrera la technique de la peinture a tempera (pigments et œuf) mais aussi certains formats allongés comme sur les prédelles (Mars Red Predella, 1946, Noah’s Ark, 1962).

Étudiante à la Chelsea School of Art de Londres puis à l’académie d’art d’Amédée Ozenfant, elle découvre le surréalisme en 1936 lors d’une présentation officielle du mouvement sur le sol anglais. Cette forme d’expression correspond à son univers fantastique, peuplé de rêves et de cauchemars. L’année suivant, elle visite une exposition de Max Ernst et fait sa connaissance lors d’un dîner organisé par ses compagnons d’étude. Très vite, ils deviennent amants contre l’avis du père de Leonora. Ils s’enfuient, rejoignant un groupe d’artistes et écrivains (Lee Miller, Paul et Nusch Eluard, Man Ray…) puis partent pour Paris.

En 1938, elle vend sa première œuvre à Peggy Guggenheim et commence à publier ses écrits. Le couple s’installe à Saint-Martin d’Ardèche, achetant une demeure ancienne qu’ils rénovent et décorent de peintures (des volets peints sont visibles dans le parcours) et de sculptures. En 1939, Max Ernst est arrêté car allemand. Leonora fuit vers l’Espagne où elle est violée par des soldats franquistes. Traumatisée, elle fait un séjour dans un hôpital psychiatrique qui semble l’avoir davantage perturbée.

Elle se rend ensuite au Mexique après avoir retrouvé, à Lisbonne, Renato Leduc, poète et diplomate qu’elle épouse en 1942 et dont elle se sépare un an plus tard. En 1946, elle se marie à Chiki Weisz, photographe hongrois. Ils auront deux fils. Après avoir vécu un certain temps aux États-Unis elle retourne à Mexico, pays où sa notoriété est grande, jusqu’à son décès en 2011. 

Une peinture brillante mais complexe, portant de multiples influences religieuses et ésotériques, pas toujours accessible au commun des mortels !

 


Affiche expo Leonora Carrington Leonora Carrington

Du 18 février 2026 au 19 juillet 2026.

Musée du Luxembourg,
19 rue de Vaugirard, 75006 Paris.
Tél. : 01 40 13 62 00.

Ouvert tous les jours, de 10h30 à 19h.
Nocturne le lundi jusqu’à 22h.

 

>> à lire également : Mgr Fulton Sheen, un « télé-évangélisateur »

 

Céline Vicq 

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