Le 13 mars dernier, le pape Léon XIV a reçu en audience privée les responsables de l’Association internationale des exorcistes (AIE). L’abbé Henri Forestier, exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon, évoque leurs recommandations et leurs préoccupations, dans un monde en proie à un foisonnement de l’occultisme, mais aussi de scandales liés à des pratiques d’exorcisme malvenues voire nocives.
| Quelle est l’origine de l’Association internationale des exorcistes (AIE) ?

Père Gabriele Amorth (1925-2016). [Angela Musolesi, CC BY-SA 4.0]
| Quelles ont été les recommandations faites au Pape par l’AIE, lors de l’audience du 13 mars dernier ?
L’association a justement redit la nécessité du dialogue avec les évêques pour qui elle préconise une communication spécifique concernant l’accompagnement pastoral des exorcistes. Quant aux séminaristes, elle estime qu’ils devraient aussi recevoir un enseignement de fond sur « l’activité diabolique extraordinaire », pour avoir une vision équilibrée de cette charge, sans tomber dans le sensationnalisme ni dans le déni. Je croise certains confrères qui en ont une méconnaissance totale et c’est très dommageable, car ce ministère d’Église a toujours été pratiqué et reste absolument nécessaire dans le cas des personnes qui sont violemment attaquées. Au sein du diocèse de Fréjus-Toulon, par exemple, les séminaristes reçoivent cette formation. Je trouve, pour ma part, urgent de remédier…







