Cela fait trente ans que Nikola Mirkovic s’intéresse à la géopolitique nationale et internationale. Dans son nouvel essai, Déclin et renouveau, comment les Français se relèveront, cet auteur franco-serbe lance un appel pour un renouveau. Entretien.
| Face à la situation difficile que nous traversons aujourd’hui, la tentation du pessimisme est forte. Au contraire, vous invitez à un sursaut. Pour vous, « le défaitiste regarde la crise comme une fatalité, l’optimiste comme une opportunité ». Quelles lumières cette période peut-elle nous apporter ?
Souvent, nous avons peur face à la crise. C’est un moment violent, que l’on ne sait pas maîtriser. Pourtant, c’est aussi l’occasion de se poser de nouveau les bonnes questions. Ce que nous traversons aujourd’hui nous invite à nous sortir du conformisme, à regarder ce monde que nous connaissons depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La société de consommation n’a pas répondu à l’une des questions principales de l’homme qu’est la quête du bonheur. Nous sommes arrivés au bout d’un cycle, et cette crise mondiale est pour nous l’occasion de proposer une autre alternative.
Ces articles et entretiens de Nikola Mirkovic pourraient vous intéresser :
| « Identifier les sources de l’échec est le premier pas vers la résolution des problèmes. » Vous dressez un bilan du monde dans lequel nous vivons. Parmi les causes les plus importantes de cette crise, vous mettez le peuple français au premier plan. Pourquoi ?
Si notre pays est aussi mal en point, c’est en particulier à cause de nos élites politiques et d’idées philosophiques qui nous ont coupés de nos racines. Cependant, il me semble que le problème de fond est plutôt que le peuple français n’a rien fait. Depuis des années, voire des siècles, des hommes ont changé en profondeur l’esprit de la France, et les Français se sont laissés entraîner.

Le baptême de Clovis, naissance de la France chrétienne.







