> Initiatives chrétiennes n° 1860
Alors que le chant sacré connaît depuis quelques années un renouveau notable, l’association « Canticum Fidei » se propose de soutenir techniquement les jeunes compositeurs. Entretien avec Étienne Law de Lauriston, président de l’association.
| Du 11 au 14 juillet derniers, l’association « Canticum Fidei » a enregistré une quinzaine de chants au prieuré de Bray. Quel est l’objectif de cette association ?
L’association « Canticum Fidei », « le chant de la foi », a pour vocation de soutenir les compositeurs de musique polyphonique catholique en les aidant à enregistrer et diffuser leurs œuvres. Aujourd’hui, beaucoup écrivent de très beaux chants mais ne peuvent les partager et les faire vivre, faute de moyens techniques ou financiers. C’est à ce besoin que répond notre association. Cette mission est née d’une expérience personnelle. En 2021, j’ai souhaité enregistrer plusieurs chants que j’avais composés. Des amis m’ont alors rejoint dans ce projet. Nous avons fondé une chorale et réalisé deux albums, Tout est grâce en 2021 puis Celebrare en 2023. En février 2025, nous avons organisé un concert à l’église Saint-Sulpice, à Paris, pour faire découvrir ces créations ainsi que celles d’autres compositeurs. C’est là que j’ai pris conscience d’une réalité : si j’avais eu la chance de pouvoir enregistrer mes propres compositions, beaucoup d’entre eux n’en avaient pas la possibilité. De véritables « chants-pépites » restaient ainsi dans des tiroirs ou sur des ordinateurs, sans jamais être diffusés. Nous avons donc décidé de mettre cette expérience au service d’autres compositeurs, afin que ces chants puissent accomplir leur vocation : être chantés.
| Votre première action a été l’organisation d’un concours. Une quinzaine de compositions ont été sélectionnées. Elles formeront le premier « CD-concours » de l’association. Comment cet événement était-il organisé ?
Notre objectif est de présenter des chants qui pourront s’inscrire dans le temps, par leur qualité musicale et spirituelle. Le chant sacré connaît un bel essor aujourd’hui. Nous cherchions à identifier ces véritables « pépites » et à leur permettre d’être entendues. Le concours que nous avons organisé comportait des critères bien précis. En premier lieu, les paroles des chants devaient être conformes au magistère de l’Église catholique, qu’elles soient liturgiques ou non. Par ailleurs, les compositions devaient respecter les règles de l’écriture classique. Enfin,…







