La pause liturgique : Kyrie 7, Rex splendens (Mémoire des Saints)
Le Kyrie 7, employé pour les fêtes des saints, serait d’origine anglaise. Il est daté du Xe siècle, et appartient au 8e mode.
Le Kyrie 7, employé pour les fêtes des saints, serait d’origine anglaise. Il est daté du Xe siècle, et appartient au 8e mode.
Le 3 juillet 2024, plus de 40 personnalités du Royaume-Uni et du Commonwealth ont adressé une lettre ouverte au pape François pour demander qu’il ne restreigne pas davantage la messe en latin. Les signataires soutiennent l’importance “culturelle” de la forme dite extraordinaire du rite romain.
Grégorien | L’introït Vir Dei, extrait du deuxième livre des Dialogues de Saint Grégoire le Grand, définit Benoît de Nursie de la manière la plus juste. Elle n’appartient pas au fonds ancien du répertoire grégorien, mais cette composition du 8e mode est très réussie dans sa brièveté : deux courtes phrases musicales la constituent, et font de ce chant quelque chose de lumineux et joyeux, qui humanise, pourrait-on dire, la figure de saint Benoît, présentée comme l’homme de Dieu.
L'esprit de la liturgie | Les deux saints apôtres sont honorés par une fête particulière, très tôt solennisée dans la chrétienté, et maintenant commune, dans laquelle la liturgie honore le premier confesseur de la foi, saint Pierre, et celui qui la répandit parmi les Gentils, saint Paul.
L'Agnus Dei de la Messe Rex Génitor est probablement d’origine allemande si l’on en juge par le nombre de sources manuscrites issues de ce pays. Il remonte au moins au Xe siècle. Sa mélodie est du 8e mode.
Le Sanctus de la messe Rex Génitor est daté du XIe siècle. Ce sanctus du 3e mode serait sans doute d’origine allemande ou des pays de l’Est, d’après les quelques sources manuscrites, peu nombreuses, dont nous disposons.
Édito du Père Danziec | Tel est le principe du cycle, une continuation, sans arrêt et circulaire, dont le centre est Dieu. En ce mois de juin, comme l’an passé, et l’année qui lui était précédente, et les autres encore qui leur étaient antérieures, et ce depuis des siècles, l’Église militante de la terre invite une nouvelle fois les fidèles à se tourner vers le Sacré Cœur de Jésus. Un cœur source de vie pour nos âmes en manque de palpitations.
Avec une tradition remontant à près de huit siècles, le Grand Sacre rassemblait chaque année des dizaines de milliers de croyants. Des fidèles, des clercs et des personnalités politiques défilaient en procession dans les rues d'Angers pour vénérer le Très Saint Sacrement. Cette ancienne tradition avait été abandonnée après le concile Vatican II, mais en 2013, la Fraternité Saint Pie X l'a relancée.
L'esprit de la liturgie | Dévotion ancienne, célébrée par saint Jean Eudes, confirmée par les apparitions de sainte Marguerite-Marie, développée et soutenue par les papes, le culte du Sacré Cœur fut finalement officialisé par une fête, célébrée après la fin du Temps pascal.
La fête du Sacré-Cœur se devait de mentionner et mettre en musique ce texte si fondamental. Et le choix s’est porté de façon très heureuse sur le chant de communion. Une seule phrase musicale compose ce chant très simple emprunté au 7e mode, mode enthousiaste mais ici modéré par le côté mystérieux du geste commémoré.