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Bonne fête, Maman!

L'institutrice s'arrache les cheveux. Chaque année il lui faut déployer des efforts d'imagination et de patience à l'approche de la fête des mères pour que les bambins puissent offrir à leur maman l'attendrissant cadeau qu'elle rangera à côté du collier de nouilles jamais porté et de l'informe sculpture en pâte à sel du jeune Rodin en herbe.

Paul renifle au fond de la classe tandis que ses camarades, avec force rubans, perles et pampilles, s'essayent &agrave...

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Elle fait encore trembler le Planning Familial

Une vidéo tournée en caméra cachée dans les locaux du Planning Familial américain et publiée hier révèle que le gendercide ne s'est pas arrêté aux frontières de la Chine. Aux Etats-Unis aussi, les filles peuvent être tuées quand leur seul crime est… d'être une fille.

Lila Rose, à 24 ans, a déjà à son actif quelques sueurs froides du Planned Parenthood, Planning Familial de nos camarades d'outre-Atlantique...

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Les femmes, de si faibles créatures…

C'est vrai qu'un tout petit jour, ce 8 mars accordé aux femmes, faisait un peu pingre. Comme la confiserie que l'on donne en maugréant au gamin pour qu'il se taise enfin. François Hollande a donc fait renaître une vieille invention de Mitterrand que d'ailleurs aucun autre gouvernement n'avait jugé bon de garder après lui. Alors que la mode est au changement, surtout maintenant, à la transgression et la nouveauté, l'idée aurait paru réac et arriérée s'il ne s'agissait pas...

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Craies, cartables et fauteuils roulants

C'est l'histoire (vraie) d'une petite école, comme nous les aimons et comme notre président ne les aime pas beaucoup. Une petite école, dont on taira le nom, créée il y a peu et menant son petit bonhomme de chemin avec une trentaine d'élèves et sans doute plus encore l'année prochaine. Un bon niveau scolaire, des institutrices charmantes, épanouies et dévouées, des parents heureux pour leurs enfants et des élèves… turbulents certes, mais finalement tout à fait...

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Ferry, non merci

La République, elle aussi, a ses symboles. Ce mardi, le Président de la République, le ci-devant candidat du Parti socialiste François Hollande, rend hommage à Jules Ferry. Pour beaucoup, Ferry symbolise l'école laïc et obligatoire, l'école républicaine, celle du tableau noir et de la craie, des vertus civiques, des chefs-lieux et préfectures appris par cœur, des coups de règle sur les doigts et de bien d'autres choses que certains cultivent aujourd'hui avec nostalgie, à l'imitation des « nouveaux réacs » qui arpentent les couloirs de la grande presse.
Mais Jules Ferry, le symbole de l'an I du nouveau quinquennat, c'est aussi la lutte contre l'Église catholique, à propos de l'école justement, une vieille habitude républicaine.
Des exemples ? Disons, plus modestement, quelques dates que n'importe quelle encyclopédie confirmera :

 

– février 1880 : expulsion des ecclésiastiques du Conseil supérieur de l'Instruction publique ;
– 12 mars 1880 : la collation des grades universitaires est retirée à l'enseignement catholique ;
– 29 mars 1880 : décret d'expulsion des jésuites et décret imposant aux autres congrégations non autorisées de se mettre en règle sous trois mois sous peine de dissolution et de dispersion ;

– 28 mars 1882 : loi de laïcisation de l'enseignement.

 

Pour Jules Ferry, il ne reste plus qu’un dogme : celui de l’absence de dogme. Il l’écrit dans une célèbre lettre aux instituteurs, datée de novembre 1883, dont on ne retient habituellement que sa demande de respecter la conscience de l’enfant. Mais une conscience formée à exclure Dieu des activités humaines et à l’enfermer dans les murs de la sacristie n’est pas une conscience...

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Démocratie totalitaire ?

Résultat de l'élection présidentielle oblige, la presse s'est plu à voir dans la transition pacifique entre un Président de droite et son successeur de gauche, la preuve que notre pays était une « démocratie pacifique ». C'est, surtout, la preuve que les mots supportent tout !
Pacifique, une démocratie qui considère comme un droit la suppression des enfants dans le ventre de leur mère ?
Pacifique, une démocratie qui se prépare à éliminer ses vieillards et ses malades, comme le prévoit la panoplie électorale du nouveau Président ?Dans Evangelium Vitæ, le pape Jean-Paul II a qualifié très justement une telle démocratie : totalitaire. Le passage en question de cette encyclique est particulièrement fort. Il semble pourtant que nous l’ayons oublié, comme si l’évolution du système politique dans lequel nous sommes était normale. Le propos de Jean-Paul II mérite pourtant d’être relu et analysé. Parlant des conséquences du relativisme, le pape écrivait :« Le “droit” cesse d'en être un parce qu'il n'est plus fermement fondé sur la dignité inviolable de la personne mais qu'on le fait dépendre de la volonté du plus fort. Ainsi la démocratie, en dépit de ses principes, s'achemine vers un totalitarisme caractérisé. L'État n'est plus la “maison commune” où tous peuvent vivre selon les principes de l'égalité fondamentale, mais il se transforme en État tyran qui prétend pouvoir disposer de la vie des plus faibles et des êtres sans défense, depuis l'enfant non encore né jusqu'au vieillard, au nom d'une utilité publique qui n'est rien d'autre, en réalité, que l'intérêt de quelques-uns.Tout semble se passer dans le plus ferme respect...

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Changer les termes du débat

Toute la vie politique et sociale de notre pays ne s'est pas arrêtée hier soir avec le résultat de l'élection présidentielle qui a vu la victoire de François Hollande, candidat du Parti socialiste, sur Nicolas Sarkozy.

Une chose est certaine, la France est profondément malade, ravagée par le doute sur toute idée de communauté de destin, incapable d'envisager une politique fondée sur une véritable perspective du bien commun. L'heure n'est certainement pas au repliement des catholiques car c'est toute une société qu'il faut refaire depuis ses fondements. Plus que jamais, il faut changer les termes du débat pour que les catholiques ne soient plus enfermés dans des choix impossibles qui ne répondent aucunement à la totalité de leurs principes et à la hauteur des enjeux.Ces derniers ne sont pas minces. Les projets, que l’on baptise pudiquement de « société », du nouveau Président entendent aggraver davantage encore la culture de mort si puissamment installée dans notre pays. C’est un sillon qui se creuse toujours plus. À l’heure actuelle aucune force politique n’entend réellement mettre un terme à cette logique de mort, une réalité qui montre, une fois de plus, que l’enfermement dans le système « droite-gauche », hérité de la Révolution française, ne correspond en rien aux exigences chrétiennes et est incapable de résoudre la situation, en restaurant la paix civique.Sur le plan social et économique, la situation est exactement la même, les chrétiens n’étant pas appelés par vocation à n’être que les supplétifs du libéralisme économique ou de l’étatisme, avec un soupçon de spiritualisme et de bonne conscience. L’État-providence comme l’État de marché ont tous les deux échoué bien que tous les deux s’appuyaient également sur des aspirations légitimes, à savoir pour l’un, la solidarité qui offre un filet...

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Soins palliatifs : un nouveau hors série

« Il faut savoir mourir fièrement lorsqu'il n'est plus possible de vivre avec fierté », écrivait Nietzsche dans le Crépuscule des idoles, offrant à la modernité l'élégance de la formule et la force de la revendication. Les élections présidentielles ont fait de la légalisation de l'euthanasie une question brûlante et rendu d'autant plus nécessaire une réflexion de fond en même temps qu'un engagement toujours grandissant auprès des mourants. Si les lobbies proeuthanasie ont pu faire évoluer les mentalités, pourquoi les tenants du respect de la vie jusqu'à sa mort naturelle ne pourraient- ils pas faire entendre leurs voix ?Les soins palliatifs permettent assurément d’offrir aux malades une mort véritablement digne de leur condition humaine, mais trop peu de mourants en bénéficient dès lors que ces soins sont, au mieux, méconnus, au pire délaissés car trop exigeants. Le personnel médical est mal formé à l’accompagnement de fin de vie, tiraillé entre l’interdit de donner la mort et l’obligation de soulager les souffrances. Soigner sans pouvoir guérir parfois pendant de longs mois demeure un vrai défi humain. Il nous paraissait urgent de connaître, comprendre, être à même de répondre de notre choix d’une culture de vie sans seulement s’opposer mais en proposant une approche plus juste de la fin de vie.Nous publions donc dans un nouveau hors-série une enquête sur les soins palliatifs. De réflexions en témoignages, ces 64 pages veulent montrer comment on ne soigne pas la souffrance en supprimant le malade et comment la vulnérabilité et la dépendance ne sont pas moins dignes de l’homme que l’autonomie et la puissance. La réflexion y est organisée en trois volets qui veulent faire un état des lieux de la question de la mort et de la fin de vie, spécialement dans le cadre de la revendication de l’euthanasie avant de définir la nature des soins palliatifs et...

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Ces enfants homophobes…

Libération du 3 avril annonçait officiellement que Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, autorisait finalement la diffusion du film « Le baiser de la lune » dans les classes de CM1 et CM2 alors même qu'il l'avait interdit en 2010 suite à la polémique que le court métrage en question avait suscitée. L'histoire de la « vieille chatte Agathe » qui refuse l'amour entre les deux poissons Félix et Léon avait réjouit les...

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